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Schubert – Rumi Layla Ramezan, piano Leili Anvar, narration
Il existe des rencontres qui ne relèvent ni du temps ni de l'espace. La musique de Schubert et la poésie de Rumi se reconnaissent ainsi : comme deux âmes séparées par les siècles mais issues d'un même souffle vital.
Tous deux connaissent la souffrance. Tous deux la regardent sans détour. Mais ni Schubert ni Rumi ne s'y installent. Leur art n'est jamais une résignation : il est une invitation à vivre — plus intensément, plus lucidement, plus humblement.
Là où Schubert le Wanderer, erre dans le monde, le mystique Rumi se perd dans le divin. Mais cette différence n'est qu'apparente. Car tous deux cherchent la même chose : un lieu où l'âme cesse d'être étrangère à elle-même.
La musique de Schubert descend vers l'intime, les poèmes de Rumi s'élèvent vers l'ivresse. Entre les deux, un même souffle circule : celui d'un être humain confronté à l'amour, à la finitude, et à ce désir irrépressible d'infini.
Là où l'ombre se dissout dans la lumière, et la retenue dans l'extase, là où Schubert et Rumi se rencontrent il n'y a plus d'Orient ni d'Occident, plus de siècle, plus de langage. Il n'y a qu'une seule question, posée encore et encore, dans le silence après la dernière note :
Qui sommes-nous, lorsque nous écoutons vraiment ?
Layla Ramezan


Layla Ramezan Plays 100 years of Iranian Piano Music
Vol1: Compositeurs des années 50
L’Iran est une nation de tradition musicale ancestrale. La musique traditionnelle y tient encore aujourd’hui une place extrêmement importante, côtoyant les différentes variantes folkloriques régionales. La musique occidentale classique y fait son entrée aux alentours de 1850, par le biais de la France notamment, et malgré son jeune âge, la musique classique iranienne fascine par son incroyable richesse et diversité et sa faculté à mélanger les multiples éléments qui la traversent.
Les compositeurs présents sur ce disque témoignent parfaitement de cette variété si particulière. Nés entre 1929 et 1958, la plupart ont fait des études en Europe, principalement en Autriche et en France, mais aussi aux Etats-Unis. Et si les styles musicaux sont parfois radicalement opposés, tous sont d’une manière ou d’une autre les passeurs d’une tradition musicale qui ne cesse de se réinventer.
- Mohammad Rezâ Darvishi - (1955)
- Behzâd Ranjabarân - (1955)
- Hormoz Farhat - (1929)
- Iradj Sahbâi - (1945)
- Fuzieh Majd - (1938)
- Nâder Mashâyekhi - (1958)
- Rezâ Vâli - (1952) »


Layla Ramezan Plays 100 years of Iranian Piano Music
Vol 2: Sheherazade by Alireza Mashayekhi
Le cycle Sheherazade d’Alireza Mashayekhi (1939) est véritablement le chef- d'œuvre de la musique classique iranienne pour piano. Composé en 1992, il se base sur l’histoire du roi perse Shahryar et de Sheherazad, issue des comptes des mille et une nuits, mais la transpose sur le plan psychologique, exprimant la dualité intérieure de l’être et la lutte déchirante qu’elle occasionne en lui.
S’articulant en 9 parties autour d’un petit récit originellement rédigé par le compositeur, reprenant les éléments du conte original, les morceaux de piano de Mashayekhi sont dis- posés autour de la lecture de l’histoire et des improvisations sur Zarb et Santur. Layla Ramezan est ainsi accompagnée de Djamchid et Keyvan Chemirani , tous les deux membres du brillant trio familial Chemirani de renommée internationale sur les scènes de la musique du monde et de la musique persane. »